mercredi 3 décembre 2008

Magyar (Hongrie)

Voilà voilà, après Bratislava, nous avons donc continué notre route le long du Danube en essayant de suivre l'EV6, mais pas facile, les pancartes ne sont pas toujours bien indiquées. Nous sommes passés en-dessous du méridien (latitude 47°53N) de notre point de départ, Fouesnant; on peut enfin dire qui nous roulons vers le sud, c'est psychologiquement important en cette saison!!! ...





Le Danube fait frontière entre la Slovaquie et la Hongrie. Nous passons un coup chez les Hongrois, un coup chez les Slovaques suivant la qualité de la route (ici encore sans le moindre problème) pour enfin rester définitivement chez les Magyar. N'allez pas me demander le rapport qu'il y a entre le mot Magyar et le mot Hongrie, je n'en ai aucune idée; c'est stupide, pourquoi ne pas utiliser, au moins pour les noms propres, le même mot pour tout le monde. Quand tu dis que tu es Français, personne ne comprend d'où tu viens: c'est un coup french un coup franzosisch, Francuski, Francouzsky jusque là ça va, ça ressemble, mais ranska, Prancūzų et le must en serbe, Француски! alors là, on fait comment pour traduire??? enfin, comme dirait la mère de Forest Gump "n'est stupide que la stupidité"...( j'avais envie de le dire...)
Une petite halte pour manger en arrivant à Budapest sur l'île Obuda, l'île du Sziget festival où nous étions il y a de ça trois mois avec 25°C de plus. L'île est bien sûr déserte, quelques personnes se baladent avec leur chien et quelques sans-abris sous les arbres bénéficient tous les ans d'une nouvelle maison grâce aux tentes et divers objets laissés par les festivaliers sur le site.

Budapest, capitale de la Hongrie, une méga ville couleur calcaire un peu terne sur l'ensemble des bâtiments, ça change des villes précédentes très colorées, mais une très belle ville quand même où l'on prend plaisir à revenir même en hiver, entre autre, pour les bains thermaux que les Turcs leurs ont laissé lors de leur invasion en Hongrie il y a de ça quelques siècles. C'est vraiment extra de se retrouver dans une eau à 38°c alors que l'air n'est qu'à environ 0°C. 5 heures seulement à patauger dans des eaux de 30 à 40°C et hammam ou sauna à 95° et de vite plonger dans un bain à 16°... Bref, rien de tel pour remettre en forme nos petits muscles...
















Nous avons eu nos premiers flocons de neige. Heureusement pas encore de températures suffisamment basses pour que la neige ne tienne au sol, mais désagréable quand même pour rouler car c'est pire que la pluie avec des grosses rafales, ça rentre partout, dans les yeux dans le cou...









vendredi 21 novembre 2008

vendredi 21 novembre

Nous sommes à Budapest depuis deux jours. Je ne sais pas trop le programme de demain matin, si on prend la route ou pas... plus de news au pire dans la prochaine ville...

dimanche 16 novembre 2008

Bratislava capitale de la ...??? Slovaquie















Partis de Vienne vendredi 14 novembre sous un magnifique soleil, c'est quand même bien plus agréable de visiter une ville quand il fait beau.
Et hop, deux coups de pédale et nous voilà rendus en Slovaquie, trop facile. On en avait presque oublié le bonheur des grandes lignes droites et du vent dans le dos qui nous pousse sans qu'on ait à faire le moindre effort. On a longé le Danube jusqu'à la frontière slovaque et à peine cinq kilomètres plus loin, voilà notre 15ème capitale: Bratislava.
Le couple à Vienne nous avait dit qu'il y avait une piste cyclable tout le long du Danube "euro vélo 6" pour aller à Bratislava. Avant de partir, Joseph nous avait aussi parlé d'une piste cyclable ou d'un circuit aménagé partant de l'océan atlantique jusqu'à la mer noire, mais sans plus de précision. Et bien la voilà! elle part bien de st Nazaire pour finir à Constanta en Roumanie. Elle longe quelques longs fleuves et passe par quelques grandes villes d'Europe dont Vienne, Bratislava et Budapest. Elle sera donc aussi notre route jusqu'à la prochaine capitale.
Bratislava: une toute petite ville, du moins la vieille ville. On en a très vite fait le tour... Anciennement capitale du royaume de Hongrie, elle est maintenant la plus récente capitale d'Europe. On trouve dans la ville quelques petites fantaisies, des sculptures placées dans des coins de ruelle où l'on ne s'y attend pas..., son château en cours de rénovation, vieux de plusieurs siècles, mais en manque d'histoire récente. Il a été en ruine plus de 150 ans à cause d'un incendie et ce n'est qu'après la seconde guerre qu'il a commencé à être rénové... une très belle vue de l'ensemble de la ville. Pour ce qui est de la ville plus récente, on ne s'y est pas vraiment intéressé. En fait, on n'y a même pas du tout été! Une nuit dans un hostel un peu sombre et en fin de matinée, nous reprenons la route, enfin la piste le long du Danube...




Petit incident de parcourt en plein milieu d'un pont. Nous n'avons pas le compte exact des crevaisons en tête, mais sur les chambres à air, c'est facilement contrôlable...

vendredi 14 novembre 2008

Wien

Elles n'étaient pas bien hautes les montagnes de République Tchèque, mais très usantes, des montées descentes à n'en plus finir. Par chance, pas trop de froid et de pluie sur notre route vers Wien(Vienne). Finalement les journées sont courtes mais c'est très bien comme ça.


A mon grand étonnement, déjà quelques kilomètres avant la frontière autrichienne, les lignes droites et le plat deviennent plus fréquents. Le brouillard permanent nous empêche de voir l'horizon et de laisser apparaître la fin de la chaîne des Alpes. Quel dommage! ,le peu que nous ayons vu avait l'air si beau.

Pas de contact avec la population Tchèque. Il est vrai que ça serait si simple de frapper à la porte pour avoir un coin de pelouse bien plat et de taper la discute et peut être passer la nuit bien au chaud auprès du feu... mais ce qui est simple n'est pas forcément si facile à faire. Ce n'est pas trop mon truc de squatter chez les inconnus, je préfère me débrouiller seul; pour le moment on a très bien réussi comme ça et tant pis pour la p'tite flamme de chaleur et les éventuelles bonnes rencontres que l'on aurait pu faire.




Il nous aura quand même fallu 6 jours pour faire les 400 kilomètres qui séparent les deux capitales et ainsi passer les 9000 km à notre compteur. Nous sommes arrivés sans nous y attendre à la frontière autrichienne. Tout comme les autres frontières, elle est déserte; il reste encore les postes de douane mais personne pour nous y accueillir. C'est peut-être pas un mal finalement, dire qu'il nous aurait fallu tout un tas de formalités il y a quelques années pour passer seulement d'un pays à un autre. Quelques grands commerces de "free taxe travel" avec d'immenses décorations de château fort dragon, galerie commerciale et casino américain se sont implantés entre les deux douanes au beau milieu de la campagne. Ça fait un peu parc d'attraction à première vue. On peut y voir un changement de fabrication de maison à quelques centaines de mètres, elles ne se ressemblent pas, on ressent une petite richesse en plus en Autriche, et nous entrons dans la région des vins; on passe des champs de choux et de maïs aux vignes, des hectares et des hectares, on se croirait revenu sur les bords de Loire...

Mercredi soir, on s'approche de la ville au maximum pour y arriver jeudi en début d'après midi, mais pas facile de trouver un emplacement au calme pour camper, beaucoup de champs et d'habitations et les brouhahas de la ville commence. On finit par trouver un petit bois. Il fait déjà presque nuit et la brouillasse tombe, elle ne nous quittera pas jusqu'au matin et on doit ramasser la tente archi trempée dans son sac. Et notre arrivée à Vienne qui se fait aussi sous la pluie, pas très joyeux d'arriver dans une grande ville inconnue sous la pluie avec une carte sans le nom des rues. Avec mille misères et un peu de fatigue, on finit par trouver l'hostel wombat's, une source sûre car nous avions déjà été dans l'un du même nom à Berlin. Enfin un endroit au sec et une bonne douche après une semaine d'humidité.
Après un bonne nuit dans un bon lit, on part visiter cette ville qui commence à ce vêtir de ses décos de Noël, guirlandes et petits marchés dans des petites cabanes en bois.

Pas facile de prendre de belles photos dans cette ville un peu éparpillée, seulement quelques monuments dont quelques uns en cours de rénovation. Une ville sympa je pense, si on prend le temps de bien se renseigner avant sur ce qu'il y a d'intéressant à faire, mais finalement pas une ville comme je le voyais, un peu déçu. Comme disent quelques personnes de l'auberge, j'ai pas accroché. Sauf un couple de Français qui eux ont vu le ville d'un oeil différent, leur site est dans nos liens. Une bonne leçon à tous les couples qui disent:" c'est bien ce que vous faites, on aurait bien aimé le faire mais avec un enfant maintenant ce n'est plus possible..." prenez le temps d'y jeter un coup d'oeil.
Sinon, même pas de belles Autrichiennes pour faire une valse!!
Et un léger aperçu de Mozart avec un pantin qui sifflait des mélodies sur une grande place.














Il n'y a plus de place dans Vienne pour de nouvelles constructions alors la ville a accepté des permis de construire sur les monuments... ?



Quelques 70 km nous séparent de notre prochaine capitale: Bratislava...

vendredi 7 novembre 2008

Prague, Praha pour les intimes

ayé ce coup-ci c'est bel et bien reparti. La reprise a été relativement facile,on a très très vite repris nos marques, nos petites habitudes, seul changement, le manque de luminosité car ici le soleil se couche vers 16h30 et à 17h il fait nuit noire, quelques fois avant même, car ici le brouillard est très fréquent. Depuis une semaine on n'a pas eu un seul jour sans qu'il y ait à un moment ou à un autre du brouillard dans la journée, par moment on ne voit pas à plus de 200m de toute l'après midi, pour admirer le paysage c'est pas terrible, c'est dommage mais ce sont les joies du voyage en hiver. Les 4 premiers jours de Pologne ont été pluvieux et assez froid, pas trop dérangeant la nuit avec un bon sac de couchage mais, on n'avait pas trop l'habitude auparavant de prendre notre petit déj à 3°c ou de rester confinés dans le auvent de la tente car il pleut dehors.



Qui a mis le nutella au frigo??







On avait connu un peu de dénivelé en arrivant à Oslo en Norvège mais rien de bien pentu et rien depuis. Après un rapide passage en Allemagne on passe la frontière de la République Tchèque et entre les grains de brouillard, on commence à entre apercevoir quelques reliefs à l'horizon et puis les montées descentes se font de plus en plus régulières de 9 a 12%; ce coup-ci les mollets ont vraiment recommencé à travailler, Fred qui a gardé la remorque toute la première semaine élimine petit à petit tous les abus accumulés pendant ces deux mois de break... allez crache Fred crache... je ferais moins le malin la semaine prochaine... en tout cas les montagnes tchèques sont très belles avec les couleurs automnières des forêts; un vrai plaisir d'admirer ce beau paysage que l'on n'a pas l'habitude de voir par chez nous.







la vaisselle du soir dans la rivière


Le soir, on doit commencer à chercher un emplacement dans la campagne pour la nuit vers 16h30, une fois la tente montée, que faire en pleine brousse à 17h quand il fait nuit et quand on n'a que 3 m² pour appartement? bin pas grand chose, un petit SUDOKU; sans avoir vraiment faim on prépare la popote du soir, tranquillement, à 19H la vaisselle est faite, il ne reste plus qu'à aller se coucher... des vrais poules! Vivement le printemps! Mais c'est pas pour autant que le matin on soit debout plus tôt, du coup pendant ce temps là les kms ne défilent pas, 60 kms en moyenne par jour et on tarde à arriver à Prague.
Quand enfin nous y voilà, on quitte les dernières montagnes pour gagner la ville, tout d'abord une ville neuve, enfin du siècle dernier, tout est gris et en travaux sans intérêt, on se met à la recherhe de l'auberge, Marabou Hostel, que l'on a trouvé dans une autre auberge sur un prospectus, elle est un peu en dehors du vieux centre mais bien desservi; une très bonne adresse pour 11 euros. Puis on va découvrir le vieux centre, comment décrire? De grands bâtiments avec des superbes architectures gothiques, médiévals, toutes les époques ont su y mettre leur touche comme il faut, sans rien surcharger, beaucoup de couleurs qui égaient la ville, le tout dans des petites ruelles toujours en pavés, des énormes édifices religieux dans tout les coins de la ville, une ville a découvrir l'été de préférence pour pouvoir l'admirer clairement des hauteurs, au château de Prague.

le roi charles 3 avec sa pilsner soit disant ici aussi la meilleur bière au monde...






si dessus, un immense bâtiment banale décoré de loin mais de prés on peu y voir le crépi de cette façade une véritable oeuvre d'art du délire chaque décore a été sculpté un par un des quatre cotés, une des magies de Prague





Toujours beaucoup de gens dans les rues à toutes heures de la journée, je suis étonné de voir tant de touristes même en cette saison, déambuler dans les rues et lorgner les boutiques de cristaux ou de marionnettes, spécialité de Prague.





C'est beau la mer mais Prague, ça vaut vraiment le détour, hein Isa! Je ne chargerais pas trop le blog en photo pour ne pas gâcher ta future découverte de cette ville, il n'y a plus de surprise sinon...

Sur ces quelques mots nous reprenons la route ce vendredi pour Vienne.

lundi 27 octobre 2008

c'est reparti pour un tour...

Nous avons requitté notre comté de Fouesnant le 17 octobre en covoiturage jusqu'à Paris pour prendre notre avion le 23. En attendant, on en a profité pour y voir famille et amis que nous aimons voir et qui ont toujours la gentillesse de nous faire une petite place pour la nuit. Nous avons monté quelques marches de la tour Eiffel et fait une balade en "vélib", le vélo parisien pour réhabituer nos mollets endormis...





Le temps aussi de revoir des visages sympathiques que nous avions rencontrés en Pologne et Lituanie, Pierre-Adrien et Vincent,









de redonner un peu de couleur crevette au front de notre ami Hervé le temps d'une pose en terrasse dans la campagne parisienne,



et bien sûr de manger une dernière crêpe dans notre crêperie préférée parisienne "les Flibustiers", non pas parce que ce sont de vrais bretons qui les font, mais parce qu'elles sont vraiment bonnes...




Après une nuit pas très confortable dans l'aéroport Charles de Gaulle, nous prenons de bon matin notre Easy Jet pendant deux petites heures jusqu'à Cracovie en Pologne (quand je pense qu'il nous a fallu plus de quatre mois pour arriver là en vélo!!).

Nous y retrouvons Magdaléna une polonaise qui vient travailler à Bénodet l'été. Elle nous héberge et nous fait goûter une des spécialités liquides polonaises, la vodka bien sûr...mais de qualité, rien à voir avec ce que l'on peut nous vendre en supermarché.




Superbe cathédrale dans le centre de Cracovie où à toutes les heures, un homme joue un air de clairon de chaque côté du cloché.
Les remparts.



Sur les conseils de Vincent, on a été visité les anciennes mines de sel qui ont été transformées en musée. Ils y ont fait de superbes statues en sel et des représentations sur la façon de l'extraire des galeries (galeries qui descendent jusqu'à 135 m sous terre) et d'y introduire les millions de troncs d'arbre qui entourent les kms de galeries. Une cathédrale, une salle de réception et de nombreuses pièces y ont été creusés, c'est magnifique et impressionnant à voir...


Ils n'ont bien sûr pas oublié l'emblématique figure polonaise Jean Paul 2





8 heures de train de nuit pour 500 km afin de rejoindre Poznan, notre dernière étape d'août où nous avions laissé nos vélos.
Nous les avons récupéré sans problème; ils n'avaient pas bougé d'un poil.
Nous y avons retrouvé notre amie Kasia qui nous a trouvé à nouveau un ami à elle pour nous loger. Il vit dans une maison en colocation; une coloc très joyeuse avec des goûts et des couleurs différentes...
Elle nous a fait visiter la ville et nous a aussi fait goûter aux spécialités polonaises, mais en nourriture cette fois-ci, à base de choux, champignons, et poisson, un délice... Un très bon week-end avec elle et ses amis.
















Nous reprenons la route ce mardi matin en direction de Prague en république tchèque. On espère y être avant le week-end prochain. Sur ces quelques mots et photos, je vais aller faire dodo...