Quelques nouvelles fraîches alors... Nous avons remonté toute la côte portugaise depuis Lisbonne pour rejoindre la Galice espagnole. Le tout en mode ralentit, en découpant les magnifiques reliefs espagnols jusqu'au Cap Finistère, St Jacques de Compostelle... Nous attendions impatiemment Hervé et Amandine qui nous ont rejoint à la Corogne le 3 août, espérant arriver à la frontière française pour la fin août... Quelques jours de camping détente sous le même crachin que l'on retrouve chez nous, avec Jonathan et Magalie, avant d'attaquer aux beaux jours avec nos deux grands motivés les belles collines de Galice. Mais, déja dès le 4ème jour un col à 614 m avec un terrible vent de face. Cependant rien à faire pour les démotiver, même avec le mal au cul et les cuisses courbaturées, ils en redemandent encore... Allez, c'est repartit pour un tour... suite au prochain épisode...
Quelques news très rapides du Portugal où nous sommes depuis quelques jours déjà.
On nous avait prévenu qu'en Espagne, il aurait fait très chaud mais quitte à y être ça vallait le coup d'essayer. Nous avons passés Barcelonne et Valence en bord de mer sans problème, mais quand il a fallu rentrer un peu dans les terres pour rejoindre Madrid, la capitale, en plein centre du pays, ça a été une autre histoire, un cagniard de fou. Pas d'ombre, le peu d'arbres présents sont des orangers et des oliviers (mais seulement dans les champs), peu de vent et faire du vélo sous presque 40 degrés sur plus de 400 kms avec seulement de l'eau chaude à boire aurait été du suicide. Les -10°C de cet hiver étaient un jeu d'enfant à côté. On a quand même tenté le coup, mais quelques kms après Valence, nous avons abandonné. On avait deux solution: soit continuer vers le sud en bord de mer pour pouvoir se rafraîchir à volonté, ou prendre le train directement pour Madrid. Faisant encore plus chaud à Séville, on a opté pour le train climatisé... Même chose pour la deuxième moitié du pays, mais là, nous avons pris le bus direction le Portugal et Lisbonne, sa capitale, où nous retrouvons des températures déjà plus clémentes grâce à l'air de l'Atlantique. Une petite visite surprise d'Hervé et d'Amandine pour fêter mes 25 ans et visiter cette sympatique ville.
On continue notre route cette fois à vélo en suivant l'Atlantique direction Porto et le Cap Finistère en Galice espagnole.
Ca remonte déjà à un mois, mais je suis quand même obligé d'en parler, car ce fut une étape importante de ce voyage... Après les deux nuits chez Micka, embuscade chez Taloune la Toulousaine rencontrée en Turquie et depuis peu à Nice; une petite soirée en terrasse de l'appart bien agréable... Puis, on en revient encore une fois au Max dont les parents sont à Cannes et y possèdent un hôtel à quelques pas du palais du festival. La bonne aubaine pour pouvoir y déposer les vélos le temps d'une balade sur la croisette espérant peut-être croiser, comme son nom l'indique, la belle Sophie et sa nouvelle copine Monica... (Marceau et Belucci bien sûr).
N'espérant bien sûr rien de plus de Christian, le père de Max, débordé en plein festival, on papotte quand même quelques minutes de voyages et d'autres. Probablement peiné de nous voir sortir de ville en fin de journée, il nous propose de nous héberger chez eux, "euhh, ben oui, pourquoi pas!". Au petit matin, Christian qui gère les places de ciné des hôteliers de Cannes appelle à la maison et dit à sa femme: "si ça leur dit, aux gars, j'ai deux places en trop pour la première séance... "euhh, ben oui, pourquoi pas!" Nous voilà partis pour monter les fameuses marches rouges de Cannes, et aller voir un film de vampire coréen « Thirst, ceci est mon sang» de Park Chan-Wook... A la fin de la séance, Christian rappelle et nous dit: "les gars, si ça vous dit, j'ai aussi deux places pour la séance suivante"... "euhhh, ben oui pourquoi pas!!" Un p'tit casse dalle et on retourne digérer le tout dans cette superbe salle bien confortable, un peu trop d'ailleurs pour regarder un film dans ce genre, on ne citera pas ceux qui se sont endormis, par manque d'action peut être... Un film de poésie de Jane Campion, bref. Une sympathique journée ciné dans le contexte festival de Cannes, merci à vous de nous l'avoir fait partager.
Après le Cap d'Antibe (avant Cannes), on continue notre route par le Cap de l'Esterel, côte splendide à quelques kilomètres de Cannes aux couleurs rouge ocre. Plus loin, finie la côte sauvage pour laisser place au béton avec st Tropez, sans intérêt, et St Raphaël où Fred a retrouvé un ami d'enfance (grâce à facebook) qu'il n'avait pas vu depuis 25 ans. Nous sommes donc passés chez lui remémorer quelques vieux souvenirs enfouis au fond des deux mémoires.
Ensuite, on longe la côte méditerranéenne, le Lavandou, Sanary/Mer où l'on y rencontre Jérôme qui nous choppe sur le bord de la route et qui rêve de faire un voyage en vélo de la même façon que nous. Alors, pour en discuter, il nous invite chez lui autour d'un petit ricard et par la même occase, on reste dormir.
Le lendemain, nous reprenons la route et les premières calanques de La Ciotat apparaissent. Toujours autant de beaux paysages naturels, mais une eau encore bien frisquette en ce début de saison.
Pour pouvoir voir des belles choses, il faut parfois en chier un petit peu. Un petit col sur la route des crêtes pour atteindre les célèbres calanques de Cassis que l'on ne retournera voir que le lendemain, effort à chaque fois récompensé par des vues imprenables. Puis ce sera celui de la Gineste et pour finir une belle descente qui arrive jusqu'au centre de Marseille où nous logions chez Annie, une amie de de notre oncle Bernard, qui nous attendait.
Ils nous ont gentillement prêté un scooter pour nous déplacer plus facilement en ville, visiter Notre Dame de la Garde, la sainte mère des pêcheurs, la vieille ville, et retourner prendre un petit bain aux calanques où nous avions donné RDV à Corinne et Amandine, deux de nos amies en week-end sur la côte d'Azur. Le soir une bonne bouillabaisse sur le port, un plat de poisson, qui à l'origine était donné aux pauvres en soupe pour se débarasser des restes, et qui de nos jours est servit une fortune dans les plus grands restos Marseillais, merci Annie.
On continue notre route faire un p'tit coucou aux taureaux, aux flamans roses de la Camargue, et arriver le soir à Cavaillon, que l'on connait par ses melons, mais il n'y en a plus aucun qui y pousse aujourd'hui. On avait rencontré deux femmes, mère et fille, à Naple qui nous avaient dit "si vous passez par Avignon n'hésitez pas à vous arrêter...". Chose dite, chose faite. On y retrouve encore une fois Corinne et Amandine pour une visite d'Avignon et son Palais des Papes entre autre, et de l'impressionnante architecture du Pont du Gard.
Corinne, photogénique à la perfection!
Dans la série photogénique, y'avait lui aussi, il méritait la photo.
Une petite halte de quelques jours à Montpellier voir tonton Nanard, la famille Clauzel..., puis Agde où on l'on s'arrête chez Jean-Mi et Carole. N'étant plus très loin de la Bretagne, il aurait vraiment été dommage de louper le mariage de notre cousine Sylvie et de Thomas. Grâce à internet et covoiturage.com ou .fr, on trouve un chauffeur pour nous mener pour 30 euros seulement jusqu'à Lorient. Mariage très réussi sous un soleil de plomb. Un bon week-end de fiesta, un petit coup de bateaux vite fait jusqu'aux Glénan prendre l'air du large et regonfler les poumons d'iode...
Sans bien sûr oublier les bonnes crêpes du chef.
Et nous voilà de retour dans le sud sous les orages et la pluie sur le routes de Carcassonne. Heureusement, vu notre vitesse les gouttes nous passent au travers sans nous mouiller... Superbe ville médiévale fortifiée de 3 km de rempart et d'une cinquantaine de tours. Elle permettaient de guetter sur les hauteurs de la nouvelle ville les éventuelles invasions barbares... Une autre sorte de barbares ce coup-ci, ceux de Castres où vivent paisiblement Aweed et ses amis qui nous ont acceuillis comme il se doit, mit une "volée" à la pétanque comme il se doit, et nous ont laissé repartir dignement comme il se doit... Attention, Nicolas concentré, grande question: "je tire ou je pointe???"
Aujourd'hui, mercredi 10 ou jeudi 11 tout dépend de l'heure, nous sommes chez Anaïg et Vincent, ancienne dauphine de Cornouaille, attention!!!, que nous sommes passés voir en passant. Ce soir, étonnante visite de notre maître cyclique, que l'on nomme Stan qui sera bientôt égalé et dépassé... Nous continuons notre route vers Foix au petit matin où nous allons passer les 19000km en 15 mois de voyage.